Dimanche 7 septembre 2008
Oui, il faut respecter les limitations de vitesse. Le débat n'est pas là. Mais est-il bien raisonnable de fliquer la RN2 à ce point ? De la frontière belge à Laon, pas moins de six radars fixes. Si
je compare à une autre route que je connais bien, la Nice - Digne, dans les Alpes-Maritimes, je suis perplexe : passé Nice, aucun radar fixe. Le fait que l'on soit en pleine circonscription de
Christian Estrosi, ex-ministre, mais aussi ex-motard de compétition, n'a sans doute rien à voir... Et croyez-moi, c'est une route particulièrement peu sûre.
Mais revenons à la RN 2. Sept radars sur 100 kilomètres - un tous les quinze kilomètres, en gros - ce n'est plus de la sécurité, c'est de la pompe à fric. Et ça marche. Voici les scores 2007
des radars dans l'Aisne :
La Flamengrie : 1300 infractions.
Gercy : 1.813 infractions.
Froidmont-Cohartille : 814 infractions.
Laon : 2270 infractions.
Le plus "performant" des radars se trouve au sud de Laon, à Largny-sur-Automne avec 3 393 infractions en 2007. Un radar qui flashe par l'arrière.
Dans l'Oise, deux autres radars fixes (à Levignen et Peroy-les-Gombries) complètent la liste.
On notera donc que sur les neuf radars fixes de la RN 2, six se trouvent dans la partie Nord (Laon - Maubeuge), autrement dit la partie qui n'est pas aménagée. Pour la pratiquer assidûment, je peux
témoigner que la dangerosité de la RN 2 ne vient pas majoritairement des excès de vitesse mais bien plus souvent des dépassements hasardeux, généralement dûs à l'énervement d'être coincé pendant
dix kilomètres derrière un tracteur, ou de faire Avesnes - La Capelle derrière un convoi de poids-lourds etc.
Les radars ont été installés là où ils vont faire du chiffre. C'est plus facile que de concevoir un aménagement qui assure une réelle sécurité aux usagers.